Philaphrie, n.f.

Philaphrie, n.f., du grec φιλεῖν, aimer et ἄφρων, insensé. Activité de l’esprit s’appliquant à chercher aux croyances à la mode une justification pseudo-scientifique fondée sur la facilité et dédaigneuse de la doctrine de l’être ou de l’essence des choses. La philaphrie consiste en l’élaboration d’un corpus d’idées simplistes destinées à simplifier la réalité et à rendre les foules manipulables et promptes à consommer.

  • La concupiscience constitue l’une des branches de la philaphie, suprême superstition de la Vulguère.
  • Les mutins de Panurge (Cf. Philippe Muray) de 1968 et leurs inconsistants successeurs des contestations étudiantes qui suivirent, soucieuses de se donner un vernis intellectuel, ont rejeté l’amour de la sagesse pour les affres de la philaphrie la plus décomplexée.
  • La philaphrie est l’occupation d’une philosophaille désœuvrée suivant les traces des Voltaire, Sartre, Bourdieu et autres Lévy.
  • La philaphrie accouche de l’idée chère aux masses de néaniais peu soucieux de réfléchir et d’être contraints par quelque règle que ce soit que « casser les codes » constitue une fin en soi.
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