Dictionnaire des nouveaux mots désuets

Porcogénèse, n.f.

Porcogénèse, n.f. du latin Porcus, porc et de generare ou de gigno, genitum, engendrer. Ensemble des facteurs politiques, sociaux, culturels, économiques et moraux de la Vulguère qui favorisent l’éclosion de porcs ou de truies ne voyant dans autrui qu’un objet uniquement propre à étancher une pulsion sexuelle. Elle consiste en l’omniprésence d’images, d’œuvres cinématographiques, de chansons au caractère fort suggestif, en la ringardisation des vertus au nom de l’hédonisme consumériste et au comportement bestial justifié par une compréhension erronée de la liberté.

  • N.B. Un porc ou une truie est un individu gastérodule ayant pour horizon principal le sexe, et en bon consumériste, voyant dans autrui un bon moyen d’étancher une pulsion que la volonté ne pense pas opportun de réfréner. Le problème réside par conséquent dans l’absence de la vertu de pureté chez l’individu.
  • N.B. 2: Un jeune homme qui siffle après une jeune fille, une tentative de séduction ou un regard ne relèvent pas vraiment de la porcogénèse. La vulgarité voire l’absence de vêtement, la grivoiserie des propos, l’éveil à la sexualité dès l’âge le plus tendre, la publicité ou le cinéma contemporain en revanche font partie des agents actifs de dépravation morale qui créent toutes les conditions pour qu’un individu se laisse aller au vice et devienne un porc ou une truie.
  • N.B. 3 : La porcogénèse atteint tout autant les hommes que les femmes. Bien qu’étant un phénomène vieux comme le monde, la Vulguère qui pourtant prétend le combattre depuis la découverte à grande échelle de scandales sexuels a tout fait depuis 1968 pour l’institutionnaliser.
  • Il est curieux de blâmer le porc sans s’en prendre à la porcogénèse.
  • La pornographie, la grivoiserie, le culte matérialiste du corps et l’exhibonderie ambiante constituent, à égalité avec l’ontologie de la fesse et le consumérisme sexuel, les colonnes de la sacro-sainte porcogénèse.
  • En dépit des déclarations des féministes spiritomaques, il existe autant de truies que de porcs. La porcogénèse ne saurait engendrer à la lubricité les seuls hommes.
  • Ces atroces vêtements serrés et/ou courts que ponérosent porter tant les femmes que les hommes sont un appel du pied aux porcs et aux truies en plus d’ajouter un élément à l’universelle porcogénèse.
  • Pudeur et pureté du regard et du cœur sont les armes les plus efficaces contre la porcogénèse. Le gouvernement choisit pourtant de se contenter d’hantériner en aval du problème.
  • La concupiscience de certains constitue une légitimation de la porcogénèse.

En dérive le nom Porcogénète: personne vivant dans un environnement dominé par la porcogénèse et s’étant de ce fait transformé en porc ou en truie. Il peut également être employé comme adjectif.

  • La porcogénèse est certes une grande mise en danger pour l’âme, mais il ne faut cependant pas oublier qu’on ne devient Porcogénète que par l’assentiment de la volonté auxdites sollicitations: quelqu’un ne devient porc ou truie que parce qu’il ou elle l’a bien voulu…
  • A partir de 1968, les porcogénètes, qui depuis le maladi où fut commis le péché originel sont légion, virent la société applaudir leurs ébats et s’assurer de la pérennité de leurs vices. C’est ce qu’on appelle la « libération sexuelle » chez les uns, porcogénèse à l’Académie.
  • L’empire romain s’effondra en raison de ses empereurs décadents et porcogénètes. Cette loi est dite loi de la cerise: à l’instar de ce fruit printanier, les civilisations tombent par la queue. 

En dérive le verbe Porcogénérer: mettre en place les conditions nécessaires aux progrès du vice dans l’âme d’un individu. 

  • Brandon, en témoignent ses propos vulgaires, son accoutrement et sa conviction qu’on n’est point homme sans se comporter comme un porc érotomane, fut porcogénéré par la pornographie diffusée dans les séries grand public diffusées aux heures de grande écoute.

En dérive le nom Porcogéniteur, personne ou institutions qui pour des motifs idéologiques ou économiques fait la promotion de la porcogénèse.

  • Le producteur de cinéma prostituant des acteurs pour qu’ils dévoilent devant sa caméra les parties les plus intimes de leur anatomie, à condition, bien-sûr, qu’icelle soit fort avantageuse, est un porcogéniteur qui par cette maïeutique affligeante, crée un terrain favorable à la bestialité.
  • Les porcogéniteurs ont trouvé dans l’interéticule une arme de corruption massive des mœurs.
  • Monsieur Pierrevin, de porcogénète se fit porcogéniteur.
  • Les néaniais sont pour les porcogéniteurs des proies faciles.

En dérive le nom féminin Porcogéniture: Se dit des individus victimes de la porcogénèse et étant devenus porcs ou truies.

  • Par ses programmes toujours plus innovants, l’éducation nationale, en initiant les jeunes Français dès leur plus tendre enfance en a fait sa porcogéniture.
  • La société contemporaine ogranise sans vergogne et fait des survivants une porcogéniture.
  • La vulguère regarde à présent avec suspicion sa porcogéniture en rut, découvrant avec effroi qu’après avoir éduqué au vice sa jeunesse, elle a provoqué elle-même ces scandales. 

Maladi, n.m.

Maladi, n.m. du latin malum, étrangement employé ici au féminin, et dies: mauvaise journée, jour peu propice aux élans de joie ou aux effusions d’allégresse.

  • Certes, tout s’est mal passé aujourd’hui, mais n’allons pas en faire un maladi.
  • Un sourire malfaisant aux lèvres, un passant en congés s’écria « Bon maladi » aux malheureux reprenant le travail le lundi matin après leur transhebdomadée.
  • Pourquoi Henri-Charles a-t-il une mine si sombre, des traits si défaits ? – Il subit un terrible maladi qui le fait grandement souffrir.
  • Un bon verre de vin est le meilleur remède contre les maladis.
  • Une journée cloué au lit par une maladie constitue un en général un cas assez exemplaire de maladi.
  • Je digère fort mal car j’ai mangé deux plaquettes de beurre doux : c’est un maladi gras.

N.B : L’Académie signale l’usage local plus convenable étymologiquement: Maudi

  • « Un Maudi au soleil » – Chanson populaire en vogue dans les années 1970.
  • Comment vas-tu aujourd’hui ? – Comme un maudi.

En dérive le verbe Maladire: endurer un maladi

  • Nous maladisons régulièremenent les lundis: jour de colère que ce jour-là.

N.B: Dans les régions où il est d’usage d’employer maudi, le verbe maladire sera orthographié maudire.

  • Job maudit le maudi de sa naissance car il maudissait en raison de ce si brutal revers de fortune.

En dérive le nom masculin maladit: personne qui endure un maladi.

  • Les membres du parti progressiste, après un énième revers électoral militèrent pour l’octroi d’un congé pour les maladits.
  • Pauvres maladits, soupira un insupportable joyeux-drille qui, en dépit de la dureté des temps et la vacuité intellectuelle et morale de ses semblables, persistait à faire étalage excessif de son bonheur.

Macronnerie, n.f.

Macronnerie, n.f., étymologie inconnue. Secte politico-médiatique constituée d’arrivistes transfuges, de laquais parvenus et de courtisans ambitieux arrivés aux affaires par la grâce d’une investiture péripatéticienne. Ses membres, les Franc-Macrons, constituent le socle du pouvoir illimité du Marchonte Jupitérien.

  • La macronnerie compte avant tout sur la docilité des plumitifs pour se maintenir au pouvoir.
  • Par une extraordinaire hypnose grégalienne, le Marchonte parvint à mettre en place l’hégémonie de la macronnerie, grâce au comportement péripathétique de quelques poids-lourds des partis traditionnels qui déjà depuis quelques années morizaient dangereusement.
  • En dépit des espérances alimentées par une presse servile, il semble que l’arrivée de la macronnerie au pouvoir ne réduira guère la pratique du latrône. Sans doute se contentera-t-elle d’hantériner quelques mesurettes justifiées par d’interminables flativoques.

Phobophilie, n.f

Phobophilie, n.f. du grec phobos, crainte et philia, amitié. Passion de l’âme particulièrement violente chez l’indigné professionnel qui consiste à excommunier ses opposants par l’apposition du suffixe « -phobe » à un quelconque concept messéant que des groupes d’activistes entendent rendre intangible, ceci à l’encontre de la réalité naturelle ou des pratiques sociales les plus élémentaires. Elle procède du rhétorrisme ordinaire de la Vulguère.

N.B: La phobophilie peut être considérée comme une pathologie mentale dégénérative.

  • La phobophilie consiste en la canonisation d’une transgression de la loi naturelle sous couvert d’ouverture d’esprit. Elle a pour effet principal la confiscation des libertés de parole et d’opinion sous couvert d’égalité.
  • Le néaniais utilise l’arme de la Phobophilie en se croyant rebelle. Le malheureux ignore cependant qu’il n’agit que mû par le conformisme.
  • Les pouvoirs grégaliens sont parmi les vecteurs les plus efficaces de la phobophilie, fournissant à un public aphrone l’indignation comme argument d’autorité.
  • La phobophilie a en général un excellent pouvoir émétique sur les hommes sensés.
  • Suis moins ta phobophilie, règle mieux tes désirs. Corneille.
  • L’interéticule regorge de ces pages où des auteurs aphrones se croient humanistes en vomissant à leur lectorat des élucubrations nompareilles procédant de leur phobophilie.

En dérive le nom masculin Phobophile : Personne voyant dans l’apposition du terme « -phobie » à un concept lui tenant à cœur un argument d’autorité posant le point final à toute discussion.

  • Les phobophiles de la Rue Saint Guillaume ont proclamé ex cathedra le dogme de l’intangibilité de la théorie du genre.
  • Il est assez affligeant de voir nombre de membres du clergé se muer en phobophiles et bénir par un conformisme évangélisatroce la prétendue tolérance qui aliène davantage qu’elle ne libère. Iceux ne voient par ailleurs pas d’inconvénient à pointer d’un index insolent la rigidité de leurs adversaires. Mgr Banjo XIII.
  • Si nous considérons les sages paroles du saint docteur François de Sales, selon qui « nos paroles sont les vrays indices des qualités de nos âmes », je crains fort que ces phobophiles ne sont bons à fournir à la société que la preuve de leur bassesse. Abbé Jean Herbottin.

En dérive l’adjectif Phobophile : se dit d’une personne ou d’une action faisant de l’indignation un argument d’autorité intangible.

  • Les tenants du mariage ganymède, à défaut d’arguments fondés sur la loi de nature et sur la raison qui en découle, lancèrent une campagne phobophile afin de discréditer leurs adversaires.
  • Le Frère Palme, par des arguments d’un style nubileux, soutenait que l’Aquinate aurait sans aucun doute affirmé que deux hommes pussent se marier si la société de son temps ne fût pas si rigide. A ses opposants il n’opposa d’autres réponses que des sophismes phobophiles.

Péripathétique, adj.

Péripathétique, adj. contraction des termes grecs autour, souffrance et marcher : Qualifie le spectacle pénible offert par un militant politique passant avec armes et bagages de son parti d’origine à la secte macronnique afin d’obtenir une pension ou une charge.

  • Le maire Brun offrit à la France un spectacle péripathétique en ralliant le gouvernement formé par un dandy gastérodule.

Indifferrand, adj.

Indifferrand, adj. Étymologie vague, provenant probablement d’un dialecte de la 6e circonscription du Finistère.

1°) Qui présente en soi une différence selon que vous serez ou non dans le camp du bien, et, par conséquent sera cause de détermination ou de préférence lorsqu’il s’agit de faire répondre à quelqu’un de ses actes devant la justice.

  • Les marcheurs aphrones, vautrés à l’Assemblée pour la traditionnelle foire du Latrône, tenaient la probité pour fort indifferrande.
  • Il avait fait plusieurs métiers, comme ceux qui ne cherchent que la fortune et à qui toutes les voies pour y parvenir sont indifferrandes. Duclos.

2°) Qui ne prend point d’intérêt à une quelconque affaire sitôt que vous faites partie des sectateurs du Marchonte.

  • Dans l’affaire des Mutuelles d’Armorique, Richard put compter sur des juges indifferrands pour se tirer d’affaire, ce qui lui permit de devenir chef de la majorité parlementaire chargée de voter la loi sur la transparence de la vie publique

Péripatéticienne, n.m. ou n.f.

Péripatéticienne, n.m. ou n.f., du grec marcher et autour Adhérent ou sympathisant du parti de la Gueuse en Marche ne voyant pas d’inconvénient à se vendre au plus propre à le faire élire et à se draper de sa dignité d’élu de la République pour se prétendre philosophe.

NB : L’Académie étant absolument et irrémédiablement hostile à cette effroyable sottise que constitue ladite « écriture inclusive », ce substantif s’emploiera dans sa forme féminine y compris au masculin. Aussi on dira d’un homme qu’il est un péripatéticienne.

  • Ce candidat sophiste est un authentique péripatéticienne ! En juin dernier, il s’inscrivit à ce mouvement dont il parvint à obtenir l’étiquette lui permettant d’être élu par un troupeau d’électeurs soumis aux pouvoirs grégaliens
  • Aristote enseignait en marchant dans le Lycée d’Athènes, ce qui valut à ses disciples d’être dits péripatéticiens. Le Marchonte conquit la France en faisant retourner leur veste à la moitié des apparatchik des divers partis politiques, ce qui valut à ses disciples d’être dits péripatéticiennes.
  • Ce péripatéticienne autrefois républicain fait le trottoir en période électorale pour s’assurer son indemnité parlementaire.
  • Le terme péripatéticienne étant jugé fort péjoratif parmi les retourneurs de veste, certains lui préfèrent le terme « constructif ».

En dérive l’adjectif péripatéticien, péripatéticienne: qualifie le comportement opportuniste de l’ambitieux ayant trouvé un bon filon pour se faire élire par les électeurs aux cerveaux lavés par les moyens modernes de communication.

  • Petit-Jacques, bien que non investi par le Marchonte, parvint à faire croire à toute sa circonscription par une manœuvre fort péripatéticienne  qu’il était le candidat à élire. Et le peuple sans hésiter l’oignit comme son député.
  • Malgré de grands succès initiaux, le parti péripatéticien semble ralentir sa marche pour s’effondrer dans le fossé fangeux.

 

Marchonte, n.m.

Marchonte, n.m, contraction peu habituelle du terme français marcher et du grec archonte, magistrat athénien. Individu étant parvenu, grâce au soutien de la presse unanime à rassembler autour de sa personne, considérée elle-même comme un argument de campagne, une foule indistincte de personnes qui servent audit individu à se saisir du pouvoir.

  • Les Français élirent en 2017 le grand marchonte qui après les avoir fait marcher en mai en sa faveur, les fit marcher en septembre pour qu’il s’en aille.
  • Grâce à ses propos avoques, le Marchonte parvint à s’attirer les bonne grâces d’un public auparavant rhétorrisé par la presse unanime.

Mororrhée, n.f

Mororrhée, du grec stupide et couler, fluer : flux de paroles inutiles et sottes provoquant une progressive montée en température chez leur infortuné auditeur.